L'histoire se passe en 1860, à Yoshiwara, le quartier chaud de Tokyo, où une jeune japonaise contrainte de se prostituer pour sauvegarder l'héritage familial rencontre un officier russe qui la prend sous sa protection.

Certes, Yoshiwara ne fait pas partie des films majeurs de l'oeuvre de Max Ophüls mais on y retrouve là non seulement son goût pour le théâtre mais aussi tous les thèmes qui lui sont chers (le portrait d'une femme, les tourments de la passion amoureuse jusqu'à son funeste destin, la lettre, les amants qui jouent à s’inventer le futur d’un voyage heureux qu’ils ne feront jamais...).

Lors d'un entretien accordé aux Cahiers du Cinéma, lorsque François Truffaut et Jacques Rivette s'excusaient de ne pas avoir vu Yoshiwara, Max Ophüls répondait : "Faut pas". 

Même si Yoshiwara n'a pas été tourné au Japon dans des décors naturels comme l'aurait souhaité Max Ophüs mais en partie dans un jardin japonais aux alentours de Paris, il n'en reste pas moins une curiosité exotique à découvrir.